Rapport moral 2016

Les années se suivent et se ressemblent, au sujet de la condition des anciens pupilles de l’Etat et des ressortissants de l’aide social à l’enfance. En dépit de ce qui a pu être mis en place depuis plusieurs décennies.

Je voudrais le démontrer :

« Si les technologies progressent à grands pas, il en va rarement de même pour les progrès sociaux.

En effet, la condition des jeunes empires.

Un nombre important d’entre eux sortent du système éducatif sans contrat jeune majeur.

Parfois, aucune solution n’est possible, laissant ainsi ces jeunes sans repères.

Quel avenir pour eux ?

De plus, sachez que depuis 2013, 112 personnes ont adhéré à l’association.

Et notamment 42 jeunes majeurs de plus de 21 ans et parfois plus jeunes sont venus nous rejoindre. Le discours qu’ils entendent : « Ces débrouilles-toi où va voir l’association si elle peut faire quelque chose pour toi. »

De surcroît, pas de parents ou de parents responsables, pas de carte d’identité, pas de titre de séjour, pas de possibilité de garantie et donc pas de caution pour le logement.

 

Il s’agit d’un cercle infernal dont il est difficile de s’en sortir pour ces jeunes sans lien familial.

 

Il en va de même pour la condition des plus de 50 ans.

En effet, allez donc chercher du travail quand vous êtes licenciés après 50 ans, sans logement ni caution.

D’ailleurs, les personnes ayant plus de 57 ans et demi, font toujours partie des statistiques du chômage mais aller trouver un emploi qui vous correspond.

D’autant plus, pas de logement, pas de travail ! Pas de travail, pas de logement !

 

Le discours officiel : il faut aider les jeunes, c’est une priorité !

Seulement, nous n’avons pas beaucoup de moyen financier pour accomplir nos missions.

Dans la réalité, c’est la diminution des aides, des statistiques, avec l’accroissement du nombre des réunions pour obtenir le renouvellement des subventions et de la convention plurielle qui n’est plus renouvelable tous les trois ans mais chaque année depuis le 13 avril 2016.

 

On nous répète que nous ne sommes pas « des professionnels » alors que tous les jours nous sommes confrontés aux cas les plus douloureux en raison desquels il nous faut agir.

En revanche, en 2015 nous avons développé des échanges réguliers avec d’autres partenaires tels que RIVP (bailleur social), France bénévolat.

C’est toujours un plaisir de voir que nos efforts permettent à de nombreux adhérents de s’en sortir.

D’ailleurs, nous avons cette année encore soutenu ou aidé nos adhérents quel que soit l’âge afin qu’ils puissent faire face à leur difficultés financières, sociales et morales.

 

Toutefois, il nous est difficile d’entendre qu’il faille évaluer le nombre de personnes suivies car il nous semble que notre activité en tant que bénévole (et salarié) ne peut se limiter à cette seule donnée, puisqu’une personne peut être suivie pour de multiples démarches.

Et donc accorder plus de temps à des actions sociales.

 

Les problèmes sont connus de tous, nous en avons maintes fois discuté et pendant des heures.

Nous sommes fatigués d’en parler, nous sommes entendu mais pas compris.

Mes écrits seront peut-être mal perçus mais je ne fais que défendre les intérêts des nôtres et de nos actions futures. »

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